Protection des données personnelles : le Bénin et le Togo renforcent leur coopération
L’APDP accueille une délégation de l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel du Togo dans le cadre d’une visite de travail consacrée au partage d’expériences et au renforcement de la coopération entre les deux institutions.
La rencontre entre les deux autorités vise à consolider les liens institutionnels entre le Bénin et le Togo autour d’un enjeu devenu stratégique : la protection des données personnelles.
Dans son discours de bienvenue, le président de l’APDP a souligné la proximité et la communauté de destin des deux pays, qui constituent, selon lui, un cadre naturel pour approfondir la coopération dans ce domaine. Les échanges doivent notamment permettre aux deux institutions de confronter leurs expériences, de partager leurs bonnes pratiques et d’identifier des réponses communes aux nouveaux défis liés à l’utilisation des données.
Cette coopération intervient alors que les administrations publiques et les entreprises accélèrent leur transformation numérique. Intelligence artificielle, biométrie, Internet des objets ou encore analyse massive des données offrent de nouvelles opportunités, mais soulèvent également des enjeux en matière de vie privée et de libertés.
Pour l’APDP du Bénin comme pour l’IPDCP du Togo, l’objectif est de veiller à ce que l’innovation technologique demeure compatible avec la protection de la dignité et des droits des personnes.
Au-delà des échanges institutionnels, les deux parties entendent poser les bases d’un partenariat durable. Formation des personnels, partage d’informations et d’expertise, mécanismes de contrôle et de mise en conformité, traitements transfrontaliers et technologies émergentes figurent parmi les domaines susceptibles de faire l’objet d’une collaboration renforcée.
À travers cette visite, le Bénin et le Togo affichent ainsi leur volonté de contribuer à l’émergence d’un espace numérique africain fondé sur la confiance, la responsabilité et le respect des droits des personnes. Les deux institutions souhaitant ainsi faire de la protection des données non pas un frein à l’innovation, mais un levier de confiance et de développement de l’économie numérique.
Une ambition qui pourrait également nourrir, à terme, une réflexion commune sur une approche africaine de la gouvernance des données, conciliant innovation, souveraineté numérique, droits fondamentaux et développement économique.